ES-TU UN DISCIPLE DE CHRIST?
Prophétesse Majolie
La Parole de Dieu nous enseigne qu'au commencement, l'Éternel créa les cieux et la terre, ainsi que tout ce qu'ils renferment. Après avoir achevé son œuvre, il se reposa le septième jour (Genèse 2:1-3). Ce repos ne signifie nullement que Dieu ait cessé toute activité, car le Seigneur Jésus déclare : « Mon Père agit jusqu'à présent ; moi aussi, j'agis » (Jean 5:17). L'œuvre achevée par Dieu est celle de la création et de la mise en ordre du monde, par laquelle les ténèbres furent soumises à sa souveraineté.
Cependant, par l'incrédulité, qui est devenue l'une des principales expressions de la dimension charnelle de l'homme, plusieurs formes de résistance à l'œuvre de Dieu se sont manifestées au sein de l'humanité.
Les Écritures nous présentent différentes attitudes qui éloignent l'homme de la véritable vie de disciple.
La première catégorie est celle des hommes religieux qui, sous une apparence de piété, s'attachent davantage aux formes extérieures qu'à la manifestation de la miséricorde divine. À l'image des pharisiens du temps du Seigneur Jésus, ils considèrent le sabbat comme un simple jour de cessation du travail destiné à pourvoir aux besoins matériels, mais refusent qu'il devienne un temps de délivrance et de restauration pour les affligés. Pourtant, le Seigneur Jésus rappela que « le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat » (Marc 2:27), et Il n'hésita pas à guérir les malades en ce jour. Car le véritable combat du croyant ne consiste pas seulement à se reposer de ses travaux terrestres, mais à participer à l'œuvre de Dieu contre les ténèbres, lesquelles ne connaissent ni repos ni relâche dans leurs activités.
Une seconde catégorie se distingue par l'orgueil et la recherche des premières places. Ces hommes cherchent les honneurs et les positions élevées, parfois sans y avoir été appelés, courant ainsi le risque d'être humiliés lorsque le maître de la maison les invite à céder leur place à plus honorable qu'eux (Luc 14:7-11). Ils oublient que marcher à la suite du Seigneur Jésus-Christ implique l'humilité, le service et le respect du prochain. Le véritable disciple ne cherche pas à s'élever lui-même, mais à participer à la restauration des autres en les aidant à triompher des ténèbres qui les accablent. Car « quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé » (Luc 14 :11).
Une troisième catégorie est celle de ceux qui sont absorbés par la recherche des richesses et des biens éphémères de ce monde, au point de négliger l'appel de Dieu sur leur vie. Pourtant, le véritable disciple du Seigneur Jésus-Christ marche derrière son Maître avec l'assurance de la victoire, sachant que la puissance qu'il reçoit de Dieu est supérieure à toutes les forces extérieures. Il sait que « celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4:4).
C'est pourquoi le Seigneur Jésus enseigne que celui qui veut être son disciple doit le placer au-dessus de toute autre affection : « Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26). Cette parole ne signifie pas le rejet des liens familiaux, mais l'exigence de faire passer l'amour de Dieu avant toute autre attache. Le disciple est également appelé à porter sa croix et à mener le combat intérieur entre la chair et l'esprit, cette lutte quotidienne que connaissent tous ceux qui suivent fidèlement le Seigneur Jésus-Christ.
Car celui qui s'engage à la suite du Maître ne doit pas vivre dans les regrets ou les hésitations. le Seigneur Jésus déclare en effet : « Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 :62). Le disciple authentique avance avec persévérance, sans se laisser détourner par les séductions du monde, convaincu que sa vocation est de combattre le bon combat de la foi jusqu'à la victoire finale.
Ainsi, suivre le Seigneur Jésus-Christ ne consiste pas simplement à adhérer à une religion ou à rechercher des bénédictions terrestres. C'est répondre à un appel exigeant, qui implique l'humilité, le renoncement à soi-même, la victoire sur les ténèbres et une fidélité constante envers celui qui nous a appelés, jusqu'à l'accomplissement de son Royaume.